Moins de dentistes, plus d'hygiénistes buccaux
La ministre déléguée de la Santé Publique de la province canadienne du Québec, Lucie Charlebois, souhaite réduire de manière drastique le nombre de dentistes qui pourraient encore travailler pour l’assurance maladie publique. Pas moins de 35% des dentistes seraient rayés de la liste et un plus grand nombre d’hygiénistes buccaux doivent être consacrés à la prévention.
Les plans de Lucie Charlebois provoquent, inévitablement, une importante controverse de l’autre côté de l’Océan Atlantique. “Pour l’ensemble du travail dentaire préventif et les traitements non-invasifs, les hygiénistes buccaux sont les mieux placés, contrairement aux dentistes. Ces derniers doivent plus se concentrer sur les véritables interventions dentaires techniques”, comme l’affirme la ministre déléguée de la Santé Publique du Québec. Elle estime que le budget de l’assurance-maladie publique, qui est réparti par province au Canada, pourrait bien mieux être consacré aux hygiénistes buccaux qu’aux dentistes, surtout en ce qui concerne la prévention, afin de pouvoir offrir avec le même budget une plus grande proportion de soins d’hygiène dentaire et buccale à un plus grand nombre de patients. Le fait que pour cela, un tiers des dentistes du Québec ne puisse plus travailler pour les soins remboursés par l’assurance maladie publique, est considéré par la ministre déléguée comme un “mal nécessaire, mais quelqu’un se doit aussi de poser les choix difficiles”. Cette controverse relance à nouveau la querelle latente entre les dentistes et les hygiénistes buccaux au Canada. L’Ordre provincial des dentistes trouve que ces plans sont une bonne idée "parce que les dentistes ont d’autre compétences que les hygiénistes buccaux”. Pour le moment, on ne sait pas clairement comment et quand la ministre souhaite mettre ses plans en vigueur.
Source : www.ledevoir.com