La prévention est dix fois plus écologique que le traitement

Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Dentistry met en lumière l'impact environnemental réel des maladies parodontales. Les chercheurs concluent que traiter une parodontite avancée génère un impact environnemental jusqu'à dix fois supérieur à celui de sa prévention par des soins à domicile.

 

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont appliqué une analyse du cycle de vie au traitement de la parodontite. Cette méthode évalue l'impact environnemental de l'ensemble du parcours, d'un état parodontal sain jusqu'à une maladie parodontale progressive. Elle permet d'élargir le débat sur la durabilité au-delà des seuls déchets et émissions générés par les soins cliniques, en intégrant également l'impact des routines à domicile et du parcours de soins dans sa globalité.

 

Les résultats montrent que l'intervention clinique est responsable d'environ 90 % de l'impact environnemental total sur l'ensemble du parcours parodontal modélisé. Pour ce qui est des routines à domicile, la consommation d'eau constitue le principal facteur contributif. Aucune différence significative n'a par ailleurs été observée entre le brossage manuel et le brossage électrique en termes d'impact environnemental global.

 

Ces données confirment une fois de plus le rôle central de la prévention. Enrayer la progression des maladies parodontales permet de réduire le recours à des interventions cliniques plus lourdes et moins durables — ce qui est bénéfique pour les patients, les systèmes de santé, la société et l'environnement.

 

À l'échelle mondiale, plus d'un milliard de personnes souffraient de parodontite sévère en 2021, selon les données du Global Burden of Disease (GBD) 2021. Au Royaume-Uni, l'enquête nationale sur la santé bucco-dentaire des adultes de 2023 a révélé que 93 % des adultes ayant conservé leurs dents naturelles présentaient au moins un signe d'atteinte parodontale, et qu'environ 28 % présentaient des signes précoces de cette même atteinte.

 

« À mesure que la maladie parodontale progresse, les besoins en soins deviennent plus intensifs. La prévention réduit le recours au traitement tout au long de la vie, ce qui est essentiel pour les patients, les systèmes de santé et la durabilité environnementale. » — Nicolas Martin, coauteur, Université de Sheffield.

 

Source: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0300571226004057 / https://www.businesswire.com/news/home/20260601457920/fr